Certains verront dans ce choix la volonté de doubler la mise au box-office, mais Daniel Radcliffe a expliqué au journal que c’est uniquement pour servir l’histoire. Il s’est exprimé à ce sujet lors du tournage du sixième film : « il y avait des intrigues secondaires compartimentées dans les autres livres, ce qui les rendait plus faciles à couper –bien que ces coupes horrifiaient certains fans- mais le septième tome ne contient pas vraiment d’intrigues secondaires. Il y a une seule force motrice, dès le début »
David Heyman a déclaré que la décision avait été prise non sans angoisse et seulement après avoir été mûrement été réfléchie. Pendant que « [sa] femme et Warner Bros. se félicitaient » d’entendre que la magie d’Harry Potter se prolongeait pour dix ans, lui s’inquiétait du fait que les observateurs cyniques n’y verraient qu’un but purement intéressé, a-t-il dit en plaisantant.
« Je vous jure que cette décision est purement artistique. Contrairement à tous les autres livres de la saga, on ne peut pas enlever d’éléments narratifs de celui-ci. On peut enlever les scènes de Quidditch de Ron du cinquième livre, ainsi qu’Hermione et la S.A.L.E, tout ce genre d’intrigues secondaires… mais dans le septième tome, c’est impossible. »
Si c’est avec nervosité qu’il a annoncé la nouvelle à J.K. Rowling, celle-ci a approuvé très rapidement : « elle a été très sympa, ça a été un gros soulagement ».
A noter que depuis qu’elle n’est plus occupée par l’écriture de la saga, les visites de l’écrivain sur le tournage du sixième film sont plus régulières que sur les précédents.
Heyman termine l’interview du L.A Times en soulevant la grande question : « Où est-ce qu’on coupe ? Comment fait-on un seul film mais en le séparant en deux histoires distinctes ? Est-ce qu’on arrête en plein suspens ou lors d’un dénouement ? Ce sont des défis intéressants à relever. Mais chaque livre a présenté ses propres défis. »

Cet article fait partie de la rubrique Films du tome 7.